Le nouvel entraîneur de l'AS Monaco, Guy Lacombe, s'est confié au site internet de L'Equipe. S'il n'y a pas d'objectif fixé pour le moment,
notamment en raison de son manque de connaissance de l'effectif, il veut que chacun de ses joueurs soit mobilisé et respecte les valeurs du club.
Lacombe revient également sur la rumeur Shevchenko.
Guy Lacombe, avec quels objectifs débutez-vous votre mission à Monaco?
Je ne peux pas vraiment parler d'objectif. Je connais très peu l'effectif, et le recrutement n'est pas terminé, je l'espère (sourire). L'objectif est
toujours de tirer le meilleur parti d'un effectif. Ce n'est pas toujours à hauteur de ce que pensent les gens. Et il faut un peu de chance dans une
saison.
Cela fait cinq ans que Monaco patauge. Ce club peut-il renouer avec son niveau de résultats des années 80 et 90 ? Ou le football a-t-il trop changé
?
Renouer avec la Ligue des champions à court terme, ça va être compliqué, il faut le reconnaître. J'ai toujours dit que ce genre de choses était
cyclique. Les clubs peuvent avoir des creux, et puis ça remonte. On dit, et c'est vrai, que les grandes équipes ne meurent jamais. J'espère de tout
mon coeur que c'est ce que nous allons démontrer. C'est notre but. On y arrivera ensemble ou on n'y arrivera pas.
Comment avez-vous conçu la préparation ?
Du classique. Il faut surtout que je découvre mon effectif, que je le sente, que j'apprenne à le connaître. Cela peut être plus ou moins long. Ça
dépend des effectifs, et surtout de la volonté de chacun. Si on tire tous dans le même sens, on y arrivera. Avec des mots, c'est très facile. Après...
Mais j'ai bon espoir.
Vous prenez en main l'équipe la plus inconstante de la L1...
C'est généralement la qualité et le défaut de la jeunesse. Les joueurs ont un an de plus, j'espère que ça va se sentir. Il faut les encadrer avec des
joueurs aguerris.
Sur le papier, l'effectif est-il équilibré ? Où sont vos priorités ?
On essaie de garder ça pour nous. Le but est de travailler discrètement.
Dites-nous au moins si Shevchenko a une chance de venir...
Ce n'est qu'une rumeur. Juste une rumeur.
Monaco est un club particulièrement calme, où le public et les médias mettent très peu de pression. Comment l'appréhendez-vous ?
C'est l'une des particularités de l'endroit. Il y fait bon vivre. Mais nous sommes dans un club prestigieux, qui porte un certain nombre de valeurs.
Cela donne des devoirs aux joueurs et j'espère le leur faire comprendre. Le public, à Louis-II, cela a toujours été comme ça. A nous aussi de le faire
venir, même si nos prestigieuses devancières ont eu du mal à l'attirer.
Le renouveau de l'ASM passera-t-il par un projet de jeu ambitieux ?
Dans mon esprit, résultats et style de jeu sont liés. Bien jouer, c'est le meilleur moyen de gagner. Surtout à Monaco. Je n'ai pas trop le choix.
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