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Nombreux sont les observateurs qui ont remarqué la déchéance de l’AS Monaco, tant sur le terrain de par les résultats catastrophiques de ces
dernières saisons, qu’en coulisses, avec la valse de dirigeants tous aussi incapables les uns que les autres de redresser le navire rouge et blanc.
Mais peu sont ceux qui ont fait le rapprochement entre le début de la déchéance, et l’évènement principautaire le plus dramatique de ce début de
siècle : la mort de feu SAS Rainier III.
Petit rappel des faits : saison 2003-2004, l’AS Monaco tutoie le toit de l’Europe, alors qu’en début de saison, elle avait été reléguée
administrativement par la DNCG, avant d’être repêchée en appel, grâce à l’entrée de nouveaux actionnaires. La légende populaire veut que ces nouveaux
actionnaires, Pastor et consorts, ont été mis en piste par l’entremise du Palais, donc sous contrôle de celui-ci…
Saison 2004-2005 : malgré une saison poussive, l’ASM fait une saison très correcte alors qu’elle a été amputée du quatuor offensif qui l’avait
propulsé au sommet l’année précédente. Troisième du championnat, huitième de finaliste de la Ligue des Champions, demi-finaliste de la Coupe de France
et de la Coupe de la Ligue. A cette époque, l’AS Monaco est encore un club qui compte, et qui bénéficie du soutien du quatrième groupe immobilier
européen, via M. Michel Pastor. Malheureusement, le 6 avril 2005, SAS le Prince Rainier III décède au Centre Cardio Thoracique de Monaco, laissant une
patrie en deuil, et un club sans garde fou.
Parce qu’à partir de ce moment-là, la chienlit est devenue le quotidien du club. Sans patron véritable, sans épée de Damoclès, les responsables du
club ont commencé à faire dans le grand n’importe quoi, brassant l’argent et les joueurs encore plus vite qu’un trader moyen à Wall Street. Et sans
l’imposante présence du Prince souverain, les dirigeants de l’AS Monaco ont enchainé les ratés, poussant irrémédiablement le club vers le gras du
ventre mou de la Ligue 1.
Car il est évident que l’histoire de l’AS Monaco s’est bâtie grâce à la volonté du Prince Rainier d’en faire un club d’élite. Saute aussi aux yeux le
fait que sans son principal souffle, le club tombe dans des travers insoupçonnés. Et malheureusement, le Prince Albert, malgré son statut autoproclamé
de « premier supporter du club », n’a pas le même poids que ne pouvait l’avoir son paternel. Et si la décision de garder le club au sein de la «
famille monégasque » émane de Rainier, l’application de cette bulle princière a été galvaudée par Albert, qui s’est largement trompé, notamment dans
le choix des hommes qui ont été mis à la tête du club…
Parce que le constat est sans appel : le Prince souverain s’est évertué à « remercier » son entourage en les nommant tour à tour à la tête du club.
Gérard Brianti, Jérôme De Bontin et Michel Aubery appartiennent tous au même cercle des proches du Palais. Et malheureusement, à force de nommer ses «
amis», le Prince Albert risque fort d’envoyer le club par le fond.
L’expérience Brianti a été cauchemardesque et, malheureusement, son nom se murmure pour prendre la succession d'Etienne Franzi dans peu de temps.
Jérôme De Bontin a apporté quelques bienfaits, mais a surtout, au final, lamentablement échoué. Le maintien de Ricardo une deuxième saison a été son
principal grief. Enfin, Michel Aubery n’a pas encore fait grand chose, mais son manque d’expérience dans le football saute aux yeux. Et avoir
cautionné la nouvelle nomination de son « ami » Marc Keller ne plaide pas en sa faveur. Et à l’heure de faire les comptes en fin de saison, ce n’est
pas parce qu’il a amadoué les groupes de supporters en vendant leurs produits dans la boutique officielle qu’il échappera à la vindicte populaire en
cas de nouvelle saison blanche et sèche.
A l’heure où l’ASM tarde à rattraper son retard en termes sportifs et administratifs, l'organisation atypique du club se trouve bridée par son
administration, devenue un strapontin pour faire briller quelques Monégasques parachutés. Sans patron véritable, le club perd son identité, et avec un
budget minimaliste, la moindre erreur pourrait être fatale. La fortune et les compétences au sein de la Principauté étant très limitées, une ouverture
vers des capitaux extérieurs semble indispensable, au risque de finir par vraiment toucher le fond...
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