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Arrivé l’été dernier en provenance de l’INF Clairefontaine, Terence Makengo a réussi sa première année au centre de formation de l’AS Monaco. Après
avoir débuté la saison avec les 16 ans, il a gravi les échelons jusqu’à la CFA et a inscrit 33 buts toutes compétitions confondues (dont 26 en 26
matchs avec les 16 ans). Récompensé par des sélections en équipe de France des Moins de 17 ans, le jeune attaquant asémiste a également signé son
premier contrat pro à 16 ans, 4 mois et 12 jours, ce qui en fait le plus jeune professionnel de l’histoire de l’ASM. Au moment de confirmer les
espoirs qui sont placés en lui, Makengo s’est confié en exclusivité sur Asmfoot.fr.
Peux-tu nous rappeler ton parcours, précédant ton arrivée à Monaco ?
J’ai commencé le foot à l’âge de six ans, dans le club de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. Après je suis parti à Emerainville, puis j’ai intégré
l’INF Clairfontaine, avant de jouer pour Créteil, dans le club des Lusitanos. Et enfin, j’ai rejoint Monaco en début de saison.
Pourquoi as-tu choisi l’ASM ?
L’ASM est toujours un grand club ! La finale de la Ligue de Champions en 2003/2004 m’avait bien donné envie de le rejoindre. En plus, de grands
joueurs sont passés par le centre de formation, comme Thierry Henry. C’est un exemple, et j’espère avoir la même carrière que lui.
Qu’est-ce que ton père, ancien professionnel, t’avait conseillé à l’époque ?
Il ne m’a pas vraiment conseillé. Rejoindre Monaco a vraiment été mon propre choix. Mon père me conseille uniquement sur le jeu, mais c’est à moi de
choisir mes clubs.
Comment se sont passés tes premiers mois à l’ASM ? L’acclimatation n’a-t-elle pas été trop difficile ?
Non, tout s’est bien passé. Déjà, le déménagement avec mes parents m’a aidé à mieux vivre cette arrivée à Monaco. A 15 ans, c’est important. Et puis
je me suis bien adapté à la région.
L’hygiène de vie que doit avoir un footballeur, dès le centre de formation, est-ce une épreuve difficile pour un très jeune joueur ? Surtout avec
le cadre de la Principauté...
C’est vrai que c’est difficile. Il faut être fort mentalement et travailler sans cesse. C’est différent du cadre de l’INF Clairefontaine, car à Monaco
on prépare vraiment à un métier. On entre dans le vif du sujet.
« Cette signature en pro ne m’a pas changé,
je suis resté le même. »
Quel bilan tires-tu de cette saison, sur le plan sportif ?
En 16 ans on fait une bonne saison. En 18 ans aussi, mais on avait les capacités pour faire mieux. Enfin, la descente de l’équipe réserve en CFA2 a
été une grosse déception, mais il faut tirer les leçons d’un tel échec. Comme on a coutume de dire : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.
»
Quels ont été les moments forts pour toi ?
Personnellement, ça a été une très bonne saison, j’ai montré aux gens de quoi j’étais capable. Mes apparitions en équipe de France ont aussi été une
très bonne expérience, même si je n’ai pas été retenu pour le Championnat d’Europe des moins de 17 ans.
Tu as eu un passage à vide en milieu de saison...
Oui c’est vrai j’ai eu un petit passage à vide. C’est normal, dans toutes les carrières il y a des moments où ça va un peu moins bien. C’est là qu’il
faut être fort mentalement pour rebondir. Je n’ai rien lâché et je suis revenu plus fort, après cette baisse de forme, sans qu’elle soit liée à une
blessure.
Barilaro, ainsi que Bergeroo, ont mis cette baisse de régime sur le compte de ta signature en pro...
C’est vrai qu’au début je me prenais un peu la tête avec ça. Avec le temps, ça a été. J’ai pris les choses comme elles venaient et j’ai essayé de
faire ce que je savais sur le terrain. Cette signature en pro ne m’a pas changé, je suis resté le même.
Frédéric Barilaro nous a récemment confié que l’objectif était que tu t’imposes avec l’équipe réserve l’an prochain. Qu’en penses-tu ?
Bien sûr, c’est mon objectif. Pourquoi pas viser plus haut, aussi. L’important est de percer au sein de la réserve, mais j’espère aussi faire quelques
apparitions dans le groupe pro.
Ta progression ne risque-t-elle pas d’être facilitée par la présence de l’équipe en CFA 2 ? La différence de niveau sera moins importante...
En effet, cela peut permettre à certains jeunes de jouer davantage, et de faire leurs preuves. J’espère vraiment qu’on arrivera à remonter en CFA dès
l’année prochaine.
Quelles sont les facettes de ton jeu que tu dois encore améliorer ?
J’ai énormément de choses à améliorer. Par exemple, je dois travailler le jeu sans ballon et la prise d’informations sur le terrain. C’est ce que je
m’efforce de faire à chaque entraînement.
« Je n’ai encore rien prouvé,
je n’ai pas fait mes classes en Ligue 1. »
Comment as-tu réagi à l’arrivée de Guy Lacombe ? N’est-ce pas un entraîneur idéal, pour un jeune comme toi ?
Je préfère ne pas me prononcer pas avant de le connaître. On verra bien les résultats de l’équipe professionnelle l’année prochaine. Sinon, on dit
que c’est un entraîneur formateur, qui lance beaucoup de jeunes joueurs. S’il les fait jouer tout en ayant des résultats, ce sera parfait.
Avant ta signature pro, tu avais été approché par de très grands clubs. N’as-tu pas été tenté de partir à l’étranger, comme l’ont fait beaucoup de
jeunes joueurs avant toi ?
C’est clair que c’est un objectif, mais je n’ai encore rien prouvé, je n’ai pas fait mes classes en Ligue 1. Je ne vais pas quitter la France alors
que je n’y ai encore rien fait ! En fait, je pense qu’il ne faut partir ni trop tôt ni trop tard l’étranger. Si un jour je suis assez solide, pourquoi
pas.
Et de quels clubs rêves-tu, pour plus tard ?
Liverpool et le Real Madrid sont deux clubs qui me font rêver. Liverpool grâce à son stade, à ses chants et à son jeu, et le Real grâce à son
histoire. Etant donné les grands joueurs qui y sont passés, si tu y vas, c’est que tu en es un également.
Enfin, comment te vois-tu dans trois ans ?
Alors là, je ne prédis pas l’avenir ! J’espère être dans la meilleure situation possible, mais bon, on verra bien, je laisse mon destin entre les
mains de Dieu.
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